Inauguration à Châteauneuf-les-Martigues des Ronds-Points de l’avenue des anciens combattants

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A l invitation du maire de Châteauneuf les Martigues j ai participé en cette fin de matinée à l inauguration des ronds-points de l avenue des anciens combattants au côté de Valérie Guarino qui représentait Martine Vassal, Sarah Boualem, Eric Diard et Mme Mamelli Présidente du Souvenir Français….je vous invite à découvrir le ci après le contenu de mon intervention :

« Roland MOUREN a très bien expliqué les raisons qui ont poussé son conseil municipal à baptiser ces ronds-points des noms du bachaga Saïd BOUALAM, du Souvenir français et du 21 août 1944.
Je vous félicite pour avoir choisi ces 3 noms qui mettent à l’honneur des patriotes ayant dignement combattu pour notre nation.

A l’heure où notre sécurité est menacée y compris sur notre propre sol, cette inauguration est symbolique et porteuse d’un message de fermeté et d’espoir : nous devons rester déterminés à lutter contre le terrorisme qui menace notre modèle de société, où chacun peut trouver sa place dès l’instant où il respecte nos principes de liberté, d’égalité et de fraternité.
Nous devons être fiers de nos racines et de notre histoire, qui ne sont pas parfaites, mais qui sont constitutives de notre culture, de notre façon de vivre et de nos valeurs.

Je voudrais revenir sur le Bachaga BOUALAM, rapatrié à Mas-Thibert près d’Arles, que j’ai bien connu, et qui symbolise à lui-seul cette page d’histoire passionnelle et cruelle qui a été celle de l’Algérie française et des harkis… Une page extrêmement douloureuse encore gravée dans la mémoire et le cśur des descendants.

J’ai toujours défendu la cause des harkis. Je viens d’ailleurs de déposer une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour la reconnaissance de la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis et de leur famille.
Ces harkis, des Algériens de souche, ont cru en la parole de la France pour laquelle ils ont combattu et pour laquelle ils ont tout abandonné. Mais au final, ils ont été trahis, pire même, massacrés pour les plus malchanceux d’entre eux après les accords d’Evian du 18 mars 1962.

Ces harkis étaient des patriotes héroïques, ils ont été lâchement exécutés. Pour ceux qui en ont réchappés, ils ont été rapatriés en France mais parqués dans des camps de fortune comme des lépreux, à Rivesaltes près de Perpignan notamment.
Ils n’ont jamais été rétablis dans leur dignité, alors qu’ils ont tout fait pour s’intégrer. Le bachaga BOUALAM a dit un jour : « On a laissé insulter ces soldats qui sont pourtant vos fils, Français de France ».

Le 14 avril 2012, le Président SARKOZY a déclaré : « La France se devait de protéger les harkis de l’Histoire, elle ne l’a pas fait. La France porte cette responsabilité devant l’Histoire ». Il convient aujourd’hui de réparer cette injustice, même si cette page-là de notre histoire restera à jamais une des hontes de notre République.
Le Bachaga BOUALAM est de ces harkis au parcours exemplaire.
D’abord tirailleur algérien, capitaine durant la Seconde guerre mondiale, il s’est ensuite battu pour l’Algérie française, perdant 17 membres de sa famille durant les combats contre le FLN.
Il a été député et 4 fois vice-président de l’Assemblée nationale, Grand officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 39-45, Croix de la Valeur militaire, Croix du combattant… Il est « le » symbole des Musulmans amoureux de la France.

Je voudrais le citer, en reprenant quelques lignes d’un de ces livres (« Les harkis au service de la France, 1963) : « On peut tourner la page d’une histoire qui a duré 130 ans, mais on ne peut pas effacer l’Histoire. On ne peut pas effacer ce que la France a apporté à l’Algérie, cette présence qui est dans le cśur de ses pires ennemis, dans les pierres des villes et des villages, dans les champs, dans les vignes et jusque dans ce paysage qui a été modelé par la France… Tout Algérien raisonnable reconnaît à la France le mérite de l’avoir arraché, sur tous les plans, au stade moyennâgeux ».
Encore une fois, merci d’honorer la mémoire de ce grand homme.

De manière plus pragmatique, j’en reviens aux ronds-points que nous inaugurons aujourd’hui et qui ont été en partie financés par la Communauté urbaine en 2012. Tout comme l’a été la nouvelle avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny que je suis venu inaugurer en octobre dernier à vos côtés… Nous sommes passés sous le régime de la Métropole, pour autant mes priorités restent les mêmes sur le terrain :

les 18 communes de notre Conseil de Territoire Marseille Provence que j’ai l’honneur de présider, ont un besoin réel d’investissements pour améliorer leur cadre de vie et leur attractivité…

Soyez assurés que je serai le porte-parole en ce sens des maires qui sont les premiers militants de leurs communes et les premiers défenseurs de leurs administrés.

Je vous remercie. »

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